Saint-Briac. Les rubans condamnant le sentier côtier disparaissent

Article paru dans Ouest France ce 16 décembre 2019

Les rubans, condamnant l’accès au sentier de randonnée, entre la grande Salinette et le Perron, ont été arrachés.

Les rubans, condamnant l’accès au sentier de randonnée, entre la grande Salinette et le Perron, ont été arrachés.

L’obstacle, mis en place vendredi (Ouest-France de samedi 14 décembre 2019), n’aura guère résisté au vent, ou à une action volontaire. Samedi et dimanche, les marcheurs ont retrouvé leurs habitudes.

Ce qui fait réagir un habitué des lieux. « S’il s’agit d’une action volontaire, c’est répréhensible, car les promeneurs vont être encouragés à emprunter le sentier pensant qu’il est sans danger. »

Le sentier à Saint Briac partiellement fermé

Article paru dans Ouest France ce 14 décembre 2019

Les services de l’État ont barré, jeudi 12 décembre, le passage sur deux portions du chemin côtier de Saint-Briac, à la demande de la cour administrative d’appel de Nantes.

Le téléphone a sonné fort, vendredi 13 décembre, au moment où des promeneurs se sont heurtés à des bandes barrant le passage, sur le sentier côtier de Saint-Briac, près de Dinard. Il n’est plus question de passer de la grande Salinette à la petite Salinette, pas davantage de la petite Salinette au Perron, à proximité du golf.

Trente-sept ans de bataille judiciaire

Ces portions du chemin de randonnée inaugurées en grande pompe en mai sont de nouveau fermées. Après trente-sept années de procédures, la bataille semblait pourtant gagnée et la loi respectée, pour l’association des Amis des chemins de ronde. Même si des recours étaient toujours d’actualité, la cause semblait définitivement acquise, surtout après l’engagement déterminant de l’État.

En juin, la décision de la cour administrative d’appel de Nantes d’annuler partiellement la servitude de passage a relancé le feuilleton. Des propriétaires voulant faire respecter cette décision de justice avaient pris l’initiative de condamner le passage sur leur propriété pendant l’été. Avant de rouvrir leurs enclos quelques jours après pour calmer les tensions.

Passage des piétons le long du littoral,

Les conséquences de cette décision de justice sont finalement visibles aujourd’hui avec cette nouvelle fermeture. Contacté, le maire de Saint-Briac affirmait ne pas être au courant. « Je n’ai même pas été avisé et c’est fort regrettable. » Finalement, Vincent Denby-Wilkes a fini par recevoir un communiqué laconique des services de l’État dans la journée. « À la suite d’une lettre de la Cour administrative d’appel de Nantes, demandant à l’État de justifier des mesures portant exécution du jugement rendu annulant partiellement la servitude de passage des piétons le long du littoral, je vous confirme que nous avons posé des rubalises, aux extrémités des propriétés concernées par ce jugement, afin de procéder à la fermeture du sentier. »

Contacté hier soir, le sous-préfet de Saint-Malo Vincent Lagoguey ajoutait : « Le pourvoi [du ministère de la Transition écologique] devant le Conseil d’État [pour contester la décision de justice] e st toujours en cours et l’État demeure déterminé à mettre en œuvre, à terme, cette servitude de passage. » Voici donc un nouveau rebondissement, dans un feuilleton truffé de surprises, suspendu désormais au jugement administratif suprême.

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