NOS SORTIES 2018

Nos prochaines sorties :

• “Petites” Sorties : ouvertes à tous

 

Samedi 14 avril 2018 :  La Briantais – Troctin – La basse Flourie…..

L’occasion de découvrir un sentier en bord de Rance récemment ouvert par les services de l’état.

 

 

 

 

 – Samedi 26 mai après midi :    Ile de Cézembre

Ce nouveau sentier sera ouvert…en “grande pompe” comme il se doit, la semaine précédente.

Passage en vedette, découverte du site avec commentaires de Renaud Blaise pour la partie histoire …. et Gérard Prodhomme pour la faune et la flore.

 

• “Grandes” sorties à la journée : réservées aux adhérents

 

Dimanche 17 juin 2018 :    Forêt de Villecartier

Dimanche 16 septembre : Îles Chausey

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 Résumé des sorties de l’année :

Forêt de Villecartier, 17 juin 2018

Les ACR 35 ont quitté les sentiers côtiers, ce dimanche 17 juillet, pour découvrir la sérénité d’une randonnée en forêt, à Villecartier, près d’Antrain (35).

Ce domaine domanial, exploité pour son bois, est aménagé, en saison, pour des activités de plein air. C’est un lieu de découverte de l’espace boisé, à pied, à cheval, sur l’eau…

Trop nombreux pour rencontrer la faune qui l’occupe, nous avons contemplé, au fil de notre cheminement, hêtres et chênes remarquables, puis plus loin les houx, les charmes, les bouleaux.

A la croisée des chemins des petits monuments surgissent, occasion pour découvrir leur histoire et les superstitions qui s’y rattachent. Des similitudes avec des personnes probablement imaginaires se font jour, par exemple : Mathurin patron des bouffons ! Plus loin à la borne milliaire fusent des commentaires très audacieux.

           

Vers 13 heures, le pique-nique réconforte la troupe, chacun pouvant bénéficier des douceurs apportées par son voisin.

A la fin du festin, le jeune Jean TOUFFET (85 ans, fils d’un ancien garde-forestier) sollicité par notre secrétaire bien aimé, conte ses souvenirs, vécus dans cette forêt en compagnie de son père. La vie du garde, les métiers qui l’animent, Daniel GELIN qui la fréquente, l’occupation par les normands et les chouans, le dépôt de munition allemand, tout y passe… mais le temps presse il nous faut reprendre le pédibus.

Alors que certains se proposent de garder les véhicules !!!, la balade de l’après-midi reprend très tranquillement en bordure de l’étang et sur de paisibles pistes forestières quand soudain des barricades, certainement élevées par quelques normands ou vendéens invisibles, nous obligent, aux périls de nos vies, à enjamber troncs et branchages couchés à terre. Le moment est terrible mais nous en sortons en fiers vainqueurs et surtout, sans perte de combattant. Nous poursuivons notre avancée avec en arrière pensée l’épreuve subie.

A la sortie du sentier botanique, un pot de réconfort nous attend au parking. Ainsi furent oubliés la fatigue et les douleurs occasionnées par les onze kilomètres parcourus dans la journée. Chacun s’interrogeant sur le programme des prochaines sorties.

Ile de Cézembre, 26 mai 2018

Découverte du site avec commentaires de Renaud Blaise pour la partie histoire de la dernière guerre…. et Gérard Prodhomme pour un historique plus ancien ainsi que la faune et la flore.
Ci-après le lien pour accéder aux informations de Renaud sur les vestiges de la dernière guerre.

Comment retranscrire, ici, la richesse des informations dont nous avons pu bénéficier grâce à Renaud et Gérard.
Un reportage photo nous rappellera les bons moments de cette journée très réussie, malgré une brume tenace qui nous empêchait d’apercevoir la côte. Mais Cézembre était sous le soleil…

   

 

 

 

 

     

            

   

     

     

Voici, ci-dessous, le récit de Renaud BLAISE et sous ce lien celui de Gérard PRODHOMME, qui nous relatent cette journée, chacun selon leur thème.

• Renaud BLAISE :

L’île de Cézembre, située au large de Saint-Malo a connu une histoire riche en évènements divers au cours des siècles, dont l’apogée allait se situer à l’époque de la seconde guerre mondiale.

Si la Wehrmacht ne prêta pas particulièrement attention à cette petite île d’à peine 18 hectares dans les premières années de l’Occupation, à partir de 1942 elle rentra dans le plan de défense de la Festung (Forteresse) Saint-Malo et allait être incroyablement fortifiée.

Point stratégique pour fermer la baie de Saint-Malo à toute intrusion ennemie, l’Organisation Todt y installa un chantier colossal où travaillèrent jour et nuit quelque 1500 hommes (Festunspioniere allemands, ouvriers réquisitionnés dans le cadre du STO et même des travailleurs émigrés dont une poignée de Marocains. Les anciens bâtiments militaires français furent réutilisés et l’île connut une seconde vie, trépidante, au rythme des travaux. On installa même un quai de déchargement avec une voie ferrée étroite qui montait au sommet, se séparant en deux tronçons ouest et est. Les trois sources de l’île fournissaient l’eau nécessaire et on y vivait en quasi autarcie. De 1942 à 1944 six encuvements furent construits pour y accueillir des canons de gros calibre, d’anciennes pièces d’artillerie françaises sur voie ferrée de 194mm datant de 1870. Autour furent installés les bunkers nécessaires à la protection des hommes et des munitions, ainsi que de petits encuvements pour canons antiaériens (Flak) qui protégeaient le chantier des avions ennemis.

À l’arrivée sur l’île, à droite de la cale, nous pûmes apercevoir le rocher Saint-Michel surmonté d’une croix de granit. Ce lieu équipé d’une pièce de DCA et d’un bâtiment en pierre avait été baptisé Bruck Insel, le baraquement : Stevens Haus et l’escalier qui y menait : Tippmann Straße à la mémoire de trois sous-officiers qui trouvèrent la mort début 44 lors d’une attaque de chasseurs anglais.

Puis nous empruntâmes le chemin qui mène aux postes de combat du versant ouest. Le premier encuvement, très caractéristique, permit de découvrir les restes de l’énorme pièce d’artillerie de 194 mm réduite par la force des bombardements à un maigre squelette rouillé. À proximité il nous fut possible de voir l’abri pour 20 soldats et l’abri munitions, modèle exclusivement conçu pour Cézembre.

     

Au nord l’imposant Poste de Tir, centre névralgique du dispositif impressionna vivement autant par sa taille que par sa technicité : ses instruments de communication, son télémètre… Sous cet ouvrage se tenait une galerie souterraine creusée par les Français au XIXe siècle dont l’évocation suscita un vif intérêt car elle servit, lors des combats, d’abri et d’infirmerie. Une deuxième galerie du même type se trouvait un peu plus au sud. Ces deux souterrains longs d’une quarantaine de mètres, se trouvent à environ 10 mètres sous terre.

  

En repartant vers le sud, il nous fut donné d’observer les deux autres encuvements, toujours sur le même schéma, entouré de leur bunkers abri personnel et munitions. Tout le long de ce chemin les restes de six des canons antiaériens, des pièces françaises de 75mm de récupération. Ces carcasses rouillées témoignent, tout comme les grosses pièces de 194, de la violence des bombardements car elles sont toutes éclatées ou tordues par la chaleur du napalm. De retour vers notre point de départ où nous pûmes découvrir des restes de rails de la voie ferrée étroite, l’entrée d’une galerie souterraine à flanc de falaise attira l’attention. Il s’agissait de la seule galerie creusée par les Allemands, qui devait abriter une machine de désalinisation de l’eau de mer. Cet appareil conçu par Siemens ne sera jamais installé.

C’est en regagnant la plage que furent évoqués les combats d’août 1944. La garnison qui occupait les lieux, la Compagnie d’Artillerie de Marine 608, était une troupe disparate de 375 soldats composée de 285 Allemands, 62 Italiens et 25 Russes volontaires Géorgiens. Une poignée de prisonniers Polonais volontaires pour les tâches de manutention venait grossir les rangs. Le tout était commandé par un jeune officier de la Kriegsmarine, l’Oberleutnant Richard Seuss qui allait fêter son 47e anniversaire le 27 août, au plus fort des bombardements.

À partir du 6 août, l’île allait connaitre un pilonnement systématique d’artillerie côtière américaine et de l’aviation anglo-américaine. Elle commença à être littéralement labourée et les destructions s’amplifièrent de jour en jour. Le 17 août, Saint-Malo étant tombé, un premier bombardement au napalm (essence gélifiée) eût lieu. Puis au rythme des bombardements et des demandes réitérées de redditions de la part des Américains, l’île tenait toujours, Seuss recevant désormais ses ordres de Jersey auxquels il devait se tenir. Sous le déluge de feu qui s’abattait sur Cézembre, des secours furent organisés à partir de Jersey qui organisa des navettes de nuit entre les deux îles. Tant que Seuss tenait, Saint-Malo était menacé et les Américains ne pouvaient pas l’exploiter. Aussi le commandement s’impatientait-il et fit donner les plus grosses pièces d’artillerie de 155mm à partir de Dinard, puis firent intervenir le cuirassé britannique Malaya qui tira toute une journée 200 obus de 381mm qui percèrent les blindages, les dalles de béton, pulvérisant les canons. Une vision d’enfer pour les soldats qui, terrés dans les bunkers avec leur masque à gaz pour se protéger des fumées, pensait leur dernière heure arrivée avec ce sentiment que l’île allait disparaitre dans les flots. Pour couronner le tout les raids aériens continuaient leurs rondes infernales, on en dénombra plus de 1500, puis le largage de bombes au napalm reprit de plus belle.

Au matin du 2 août, alors que les Américains se préparaient à débarquer sur l’île avec des barges récupérées en Normandie, Seuss fit hisser le drapeau blanc à 9 h 45 et se rendit. C’est une troupe de survivants hagards que le colonel French et ses hommes trouvèrent sur place, auxquels il rendit les honneurs militaires.

Sur les 275 hommes, environ 40 restaient valides. On déplora une soixantaine de tués (dont certains corps ne furent jamais retrouvés). Le reste était composé de blessés plus ou moins graves.

Il était tombé en moins d’un mois 20 000 bombes de tous calibres sur ces 17 hectares. Les Américains dénombrèrent dans ce paysage lunaire pas moins de 2000 cratères d’obus, ce qui attribua à Cézembre le lugubre privilège d’être l’endroit d’Europe le plus bombardé au m2 de tout le deuxième conflit mondial.

C’est la tête pleine de ces évocations historiques que nous regagnâmes notre bateau.

Renaud BLAISE

 

 

Saint-Lunaire, circuit du “Papillon”, mer et campagne
17 mars 2018

Cette sortie a eu lieu le samedi 17 mars 2018 (suivie du repas de l’association)

Notre animateur, Vincent Bouche, nous a conduit dans la vallée de l’Amitié, puis sur la promenade “des Gens Heureux”, le circuit du Papillon… avec découverte de la faune, de la flore, de l’histoire… un programme enchanteur…

Après la promenade, nous avions rendez-vous à 18h au CCAS de Saint-Lunaire, près du Centre Culturel, pour le “pot de l’amitié” puis le repas de l’association.

Instruments de musique, chansons, histoires, anecdotes… nous avons tous profité de vos dons d’animateurs pour une telle soirée. Très réussie.